Elles tuent leur Œdipe : une lecture politique des bestsellers des romancières iraniennes
31 May, 2019
Ecrivain, journaliste et enseignant dans des ateliers de roman, Mohammad Hassan Shahsavari livre son analyse sur le succès phénoménal des écrivaines en Iran. Pour lui, la clé de compréhension serait une lecture politique.
Mohammad Hassan Shahsavari - Tajrobeh |

Mohammad Hassan Shahsavari s’inscrit dans l’école des romanciers-journalistes qui a émergé dans l'Iran post-guerre des années 1990. Il représente une partie de la jeune génération de son pays, dite réformiste, engagée dans la critique des dirigeants tout en restant fidèle aux promesses populaires de la révolution de 1979. Durant ces quinze dernière années, Shahsavari a accompagné dans ses ateliers de roman un certain nombre de jeunes écrivains notamment des autrices iraniennes qui sont devenues à leur tour des écrivaines à grand succès dans le pays, comme Sara Salar, Ayda Moradi Ahani, Zahra Abdi et Nasim Marashi.

Une lecture politique des bestsellers des romancières iraniennes

En tant qu’un homme, lorsque j’ai lu les dix romans les plus vendus écrits par des femmes durant ces dernières années, je me suis dit sans étonnement : “oh, tout est à propos des pères”. Mais après plusieurs jours de réflexion et de relecture, je suis arrivé à une autre conclusion : “ooh !! tout est à propos du pouvoir politique. A propos du lien entre le bonheur et le pouvoir politique.”

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