Analyse : récession iranienne et la faille de la solution à court terme
26 June, 2018
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Mohsen Renani, |

Lettres Persanes revient sur les dynamiques économiques dont il a récemment été question en Iran.
Au menu : les marchés les plus prometteurs pour les marchandises iraniennes, investissements des compagnies chinoises et russes dans le chemin de fer, une minute de focus sur  85 millions de dollars d'investissement de l'Inde dans le port de Beheshti à Chabahar, deux mots sur la nouvelle stratégie de la Chine dans le marché iranien. On termine avec le résumé de l'analyse du grand économiste iranien, Mohsen Renani.

Récession iranienne et la faille de la solution à court terme

Mohsen Renani, économiste

La récession, la sécheresse et la corruption sont les trois principaux problèmes du pays. Dans le court terme, le gouvernement est seulement capable de réagir face à la récession et sa seule solution est d’injecter de l’argent dans le marché. Une solution qui conduira l’économie iranienne à l’inflation.

Récession : l’économie iranienne subit trois récessions.

1.      Macroéconomique :  la capacité de la production de l’Iran est limitée. Pourtant, on n’exploite pas cette capacité.

2.      Structurelle : malgré la capacité de la production, les différents secteurs économiques créent « de problème » l’un pour l’autre, à cause d’une mauvaise coordination structurelle.

3.      Institutionnelle : l’abandon de critères qualitatifs et les comportements rationnels.

De plus, l’Iran est confronté à deux autres enjeux internationaux qui impactent sur sa récession interne :

1.      Baisse du prix de pétrole

2.      Crise de l’économie mondiale

Le gouvernement est, en théorie, capable de réagir sur une des cinq crises/récessions : la macro. Sur le moyen terme, cette récession s’impose à l’économie iranienne sur une durée d’un an. Tandis que la récession de courte durée, dans les économies développées, s’étale sur une moyenne de trois mois.

La croissance demande une circulation monétaire plus rapide et une quantité plus importante d’argent. Prenant en compte de l’ensemble des éléments qui influent sur l’économie iranienne, il est raisonnable de ne pas rester dans l’espoir d’un investissement massif étranger. Or, la seule solution qui reste au gouvernement est l’injection d’argent liquide dans le marché. Solution qui engendrerait l’inflation.

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